Bonjour !

On a tous un jour vérifié plus d’une fois quelque chose, comme par exemple si la voiture est bien verrouillée, la porte bien fermée ou les plaques de cuissons bien éteintes. Malheureusement, les personnes qui ont un trouble obsessionnel-compulsif se trouvent forcé à faire plusieurs fois ces vérifications, qui en entraîne même des rituels. Si ces pensées obsessionnelles, qui entraînent le comportement compulsif, ne sont pas assouvies, il s’en suit une montée d’angoisse. Le cercle vicieux est lancé.

Le Trouble Obsessionnel-Compulsif  – TOC

Les pensées négatives qui fusent dans le cerveau sont ce qu’on appelle les obsessions. Pour essayer de les contrôler et qu’elles se répètent moins dans le cerveau, la personne va entamer un rituel répétitif, qu’on appellera compulsions. Une fois ce mécanisme mis en place, les personnes avec un trouble obsessionnel-compulsif (TOC) n’arrivent plus à contrôler ces rituels. Mais grâce à ces rituels, les pensées obsessionnelles diminuent fortement.

Prenons l’exemple des personnes qui ont peur des maladies hivernales, elles vont développer un TOC de lavage, qui peut monter à plusieurs centaines de fois par jour. Si elles ont peur de se faire cambrioler ou voler, elles vont vérifier plusieurs fois le verrou de la porte d’entrée ou de la voiture…etc…. Ce comportement compulsif permet au mieux de soulager temporairement les pensées obsessionnelles mais ne vont en aucun cas les faire disparaître.

Les TOC sont nombreux et parfois communs aux personnes qui n’ont pas spécialement un trouble anxieux ancré, comme remettre des tableaux droits, recompter des choses ou vérifier les portes. Les troubles obsessionnelles-compulsifs peuvent avoir un caractère plus violent comme « je vais nuire à ma famille » ou penser à l’adultère qui est contre ses propres valeurs, ou encore « je vais faire du mal à mon bébé » nouvellement né…Etc… Le besoin de contrôle et de symétrie est commun chez les personnes qui ont un TOC, il y a aussi celles qui n’arrivent pas à jeter et qui compulsivement accumulent tout ou encore les personnes qui rangent selon leur propre critère et qu’il ne faut surtout pas modifier.

La différence entre les personnes lambda et les personnes qui ont un TOC est que la seconde se voit dans l’obligation de pratiquer les rituels, même si cela interfère dans son quotidien et lui faire perdre du temps. Elles reconnaissent le caractère ridicule et insensée de ces rituels, mais elles ne peuvent pas s’en empêcher car les conséquences sont « désastreuses » selon elles. Et certaines personnes avec un TOC ne se rendent pas compte du caractère inhabituel de leur comportement.

Quelles sont les causes du trouble obsessionnel-compulsif ?

On peut voir un caractère familial dans la transmission des TOC, notamment par imitation mais tous les enfants ne reproduisent pas nécessairement le comportement compulsif du parent, sans savoir trop pourquoi ! Les recherches montrent que plusieurs mêmes zones du cerveau sont impliquées dans le processus de la peur et de l’anxiété et des personnes avec un TOC. Le développement des connaissances sur l’anxiété a pu donc permettre de mieux comprendre et traiter les TOC. Des facteurs environnementaux, certains métiers par exemple, peuvent entraîner un comportement compulsif, par exemple le milieu médical qui va entraîner un TOC de lavage plus couramment qu’un mécanicien, par exemple.

Quels sont les symptômes du TOC ?

Les personnes avec un trouble obsessionnel-compulsif ont les symptômes suivants :

  • Avoir des pensées négatives répétées, sur divers sujets, comme la peur des virus, de la saleté, des intrusions, de la violence, d’actes sexuels, d’organisation…etc…
  • Avoir un comportement répété qui se traduit par des rituels tels que le lavage, le vérification du verrouillage des portes, le fait de compter, l’accumulation compulsive ou la répétition d’étape bien précise mise en place par la personne
  • Ne pas pouvoir contrôler ces pensées intrusives et ces comportements répétés
  • Ces rituels permettent de soulager les pensées obsessionnelles sans les faire disparaître
  • Elles ne prennent absolument aucun plaisir lors de ces rituels et se sentent même piégées par ceux-ci.
  • Mis bout à bout, elles passent minimum 1h par jour à réaliser ces rituels, qui dirigent leurs quotidiens et entraînent de l’anxiété.

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Qui peut avoir un TOC ?

Le trouble obsessionnel-compulsif peut apparaître dès le plus jeune âge. La grande majorité semble diagnostiqué à la majorité, autour de 18-20 ans.

Les symptômes sont fluctuants durant les différents cycles de vie, ils peuvent être parfois totalement inexistants et parfois complètement handicapants au quotidien.

Le TOC touche aussi bien les hommes que les femmes. La classe sociale ou le niveau d’intelligence d’une personne n’a pas d’incidence sur l’apparition d’un TOC ou non.

Si le TOC prend de la place au quotidien, il peut empêcher les personnes de travailler ou de simplement effectuer les tâches du quotidien car les rituels prennent tout le temps de la journée. Il est possible de faire de l’évitement de situation pour ne pas à avoir à effectuer le rituel, mais généralement, les personnes s’y retrouvent très vite confrontés à nouveau. Malheureusement, l’alcool ou la drogue est un échappatoire pour certaines personnes, mais cela ne fait qu’empirer la situation.

Pour illustrer, pour ceux qui connaissent la série « Monk », un policier de San Francisco qui a développé des TOCs du fait de son enfance malheureuse, il ne touche pas les personnes qui l’entoure et a toujours une lingette à porté de main, il touche obligatoirement les antennes des voitures qu’il croise, parmi tant d’autres TOCs.

La thérapie comportementale cognitive (TCC) pour le TOC

La première chose à faire et de parler de vos symptômes à votre médecin traitant. Il sera le plus à même de faire un examen clinique précis et d’écarter d’éventuelles autres causes des symptômes que vous ressentez. S’il le juge nécessaire, il vous guidera vers un spécialiste ou un thérapeute.

Votre médecin peut vous prescrire une médication pour gérer ce trouble. Généralement, ce sont des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Idéalement, on préconise de ne pas poursuivre ces traitements sur le long terme mais il s’avère que dans la réalité, c’est malheureusement le cas. Ne vous formalisez pas sur ce point, dites vous que ce médicament est une béquille temporaire et que vous pourrez faire un sevrage progressif une fois le TOC bien diminué ou disparu.

Pour ceux qui ont parcouru mon blog, vous vous doutez que je vais vous préconiser la TCC pour traiter ce trouble obsessionnel-compulsif. La gestion de l’anxiété et du TOC étant similaire, la thérapie comportementale et cognitive va permettre de comprendre le fonctionnement du TOC, de savoir comment analyser, agir et réagir face aux obsessions et aux compulsions et de se sentir moins anxieux face à la situation anxiogène. La seconde partie de la thérapie permet de s’exposer et de prévenir le trouble du comportement de façon très progressive.

Je vous propose cet accompagnement de chez vous, depuis votre ordinateur, ou sur place si vous habitez dans le 40 (Les Landes). Ne restez pas seul face à cette détresse que procure cette prison qu’est le TOC. J’ai moi même vécu des années avec de multiples TOCs et grâce à la TCC et la disparition de mes pensées négatives, aujourd’hui, je ne suis plus handicapée dans mon quotidien.

A bientôt !

Mimi

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